Partager l'article ! Tour du monde (2): Londres: Aujourd'hui, c'est au tour de Rémi (John Lennon? :) ) de nous faire partager un petit coin de la planète: Londre ...
Amour et Progrès
"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut
le faire
pour l'honneur mais sans illusion." Théodore Monod
Photo: Trafalgar square.
« Quand un homme se lasse de Londres, c’est qu’il est fatigué de la vie », écrivait Samuel Johnson. Je n’en dirais pas moins. Après un an à arpenter les rues de Londres, je ne compte
plus le nombre d’endroits où je ne suis pas encore aller et ne fais même pas allusion aux lieux que je ne connais pas encore et qui doivent valoir le détour!
Londres sous surveillance : souriez vous êtes filmé. Et oui, à Londres c’est comme ça, il n’y a pas un coin de rue où l’on ne voit pas ce fameux écriteau
« C.C.T.V. in operation ». On est filmé, et alors! Franchement, on vit avec et ça ne change pas grand chose. Bien sûr, quand on se fait voler- car on se fait toujours voler à
Londres : je ne connais pas une personne qui n’a pas perdu un passeport, un appareil photo, ou un sac, même si ça doit être le lot de toutes les grandes villes- les caméras n’ont rien vues.
Maintenant, comment savoir si vous êtes dans un quartier « chaud » de Londres ? Asseyez-vous sur un banc avec un café à l’anglaise c’est-à-dire un demi-litre d’eau avec un
vague goût de café, vous n’avez en effet pas le choix à une plus petite tasse. Restez y une heure en prenant soin de compter le nombre de fois où vous entendez les sirènes des pompiers, de la
police ou de l’ambulance. Si vous ne les entendez qu’une fois voire pas du tout, vous êtes dans les beaux quartiers de Chelsea, South Kesington, … Si ce doux son (qui entre parenthèse vous casse
les oreilles quand vous n’y êtes pas habitué mais que finalement, comme pour les caméras, vous apprenez à vivre avec) revient une dizaine de fois dans cet intervalle, vous n’êtes pas bien loin de
Mile End ou de Brixton. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer le respect des anglais vis-à-vis de la Police : dès que leurs sirènes se font entendre, toutes les voitures s’écartent du
chemin et laissent passer le bolide qui roule bien au-dessus des limites de vitesses et n’hésite pas à rouler en sens inverse.
Attardons nous sur les Londoniens encore un peu. C’est une population où se mélangent toutes les nationalités ce qui en fait une ville pleine de charme. S’il y a bien un point en commun à toutes
ces personnes c’est la tolérance et le respect. Il y a toujours des cons bien sûr, comme dit le vieil adage « il faut de tout pour faire un monde ». Mais, en général, vous pouvez vous
vêtir de n’importe quelle manière que ce soit, personne ne vous regardera de travers tout simplement parce que tout le monde a un style différent et si l’on devait commencer à critiquer (comme
les français aiment si bien le faire) on ne s’arrêterait jamais. Ainsi, à Londres, on a le droit à toutes les excentricités de l’imagination à ce niveau là ce qui rend la ville plus attrayante
encore.
Les Pubs, une institution. Rien à voire avec nos bars à la française, ici les jeunes, les moins jeunes, les pauvres, les riches partagent tous la passion de se retrouver entre amis autour d’une
pinte de bière (demandez un demi et on vous rira gentiment au nez). Et c’est ce qui fait de ces Pubs des lieux d’échange extraordinaires. Ce n’est pas en France que
vous, un jeune homme de 22 ans attendant votre pinte au comptoir, ne vous faisiez interpellé par un homme au crâne dégarnit, la cinquantaine passée qui engage la conversation juste comme cela,
histoire de parler. D’abord en France, les jeunes ne vont pas dans les mêmes bars que les vieux et leurs adresser la parole ferait de vous la risée de vos camarades. Ce genre de scènes, on en
voit constamment dans les pubs londoniens.
Se balader dans les rues de Londres est un vrai plaisir, on y voit de tout. Vous verrez toujours errer des vieux, ou des moins vieux, ivres à toutes heures de la journée et de la nuit. Venez
passer un samedi soir au poste de police et vous verrez que les jeunes anglaises n’ont aucune honte d’elles-mêmes. Minijupes « à ras la touffe », embrassant les clodos, complètement
bourrées et à l’occasion vomissant de ci de là.
Londres est une ville qui ne s’arrête pas, que ce soit à 3h de l’après-midi ou à 3h du matin, les rues sont toujours aussi bondées de gens, de voitures, de taxis ou de bus. J’ai pris ces derniers
à toutes heures de la nuit, entre minuit et six heure du matin, impossible de trouver une place assise!
Photo:
Canary Wharf.
Ce qui choque également, c’est qu’au recoin d’une rue vous passerez d’un style à son opposé. Passez une barre d’immeubles en béton délabré à la limite sud du East London et vous vous retrouvez
devant les gratte-ciels de verres de Canary Wharf. Dirigez vous vers l’ouest des rues sales et malodorantes de Whitechapel et, une fois passé Aldgate, elles se transformeront en quartier de la
City où le costume cravate est de mise.
« Mind the gap ». Encore une expression mythique rendu célèbre par le tout autant fameux métro Londonien (l’underground ou encore le Tube) en
référence à l’espace entre les plateformes et les wagons quand vous montez ou descendez. Alors, qu’en France, dans le métro, le bus ou le tram, on voit les voyageurs discuter. Dans le Tube, c’est chacun son journal ou son livre. Personne ne se regarde ou ne se parle. C’est d’une tristesse, tout le monde à la tête plongée dans son journal. A l’occasion vous pourrez voir
une jeune demoiselle se maquillant. Et qui y arrive malgré les secousses permanentes….faudra qu’elles m’expliquent un jour comment elles font ça ! Dans les escalators ou les couloirs tenez
votre droite, il n’y a rien de plus irritant pour un londonien pressé que de voir un touriste (par exemple!) lui bloquer le chemin. Autre particularité : les Anglais adorent faire la queue,
pour tout et n’importe quoi on fait la queue et ils sont stricts, attention aux fraudeurs.
Photo:
Camden market.
Finalement, vous trouverez de tout à Londres, il y a peut être même trop de choix, on ne sait plus où donner de la tête. Et si on ne sait pas se retenir, on peut très vite se retrouver à sec
surtout quand on sait que tout est ouvert 7/7. Pour le shopping ça sera Oxford Street. Pour les drogues en tout genre promenez-vous dans les rues de Camden Town et vous n’aurez que l’embarras du
choix. A chaque fois que j’y vais, je me fais aborder quatre ou cinq fois par des dealers sans scrupules qui vous interpellent en plein milieu de la foule….je n’ai jamais pris le risque de me
laisser tenter, je tiens à le préciser !! Niveau nourriture, vous pourrez vous risquer à la gastronomie anglaise : les « Fish & Chips » ou les « Sausages &
Mash » sont des valeurs sûres. Sinon, vous pouvez voyager à travers le monde. Jusque très tard le soir, les restaurants (qui n’ont de restaurants que le nom) aux spécialités internationales
vous accueillent. Si vous allez à Brick Lane, on viendra vous chercher jusque dans la rue. Je peux vous dire qu’au bout de la dixième fois en l’espace de cinq minutes, ça peut devoir
soûlant.
Le meilleur pour la fin : n’ayant pas le droit (ou l’argent) de planter des panneaux d’affichage partout au centre ville. Toutes sortes de restaurants, bars et night club payent des gens
dans la rue pour tenir une pancarte (toute la journée) indiquant la direction de leur établissement. S’il vous arrive de faire ce « métier » un jour, attention à ne pas vous retourner
trop souvent ou la flèche pourrait indiquer la mauvaise direction!
Photo: Tower bridge.
Voilà, en espérant que vous avez appréciez ce voyage londonien loin des sentiers battus des guides touristiques.
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