Grande-Bretagne sous les eaux.
Jeudi 19 novembre 2009, comté de Cumbria, nord-ouest de l'Angleterre.
Chris Smith, président de l'Agence britannique pour l'environnement, commente l'événement: "c'est un sinistre extrêmement grave. Nous avons subi des pluies sans précédent". Et pour
cause: en un jour, il est tombé autant d'eau qu'en un mois (ainsi, selon l'Office météorologique national, 314 mm de pluie sont tombés en 24 heures, soit l'équivalent des
précipitations pour un mois de novembre traditionnel, dans la même région).
Il s'agit d'un record absolu pour l'Angleterre.
Tony Cunnigham, député de la circonscription, fait état d'inondations "aux proportions bibliques".
La montée des eaux a dépassé les 2 mètres 50 dans la petite ville de Cockermouth. Plusieurs ponts et maisons ont été emportées sous la violence des flots. Pour
l'instant, le corps d'une seule victime (un policier se trouvant sur un pont au moment de son effondrement) a été retrouvé. Plusieurs centaines de personnes ont été évacuées.
Tandis que Emmanuel Le Roy Ladurie, professeur au Collège de France et historien spécialiste du climat, avoue être "inquiet pour ses enfants et ses
petits-enfants au siècle qui vient", la Conférence sur le climat, qui s'ouvrira dans trois semaines à Copenhague, s'annonce sous de mauvais auspices. En effet, l'administration
américaine, malgré les déclarations autrefois tonitruantes de son président sur le sujet, apparaît comme l'une des principales sources d'inertie: le plus gros pollueur au
monde ne souhaiterait pas s'engager sur des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La bourse ou la vie?
Certains semblent avoir déjà choisi... sans nous demander notre avis.
Derniers Commentaires